
En France, la valeur ajoutée élargie du transport représente de 13 à 15 % du PIB ces dernières années
Poids économique, dépenses de transport des ménages, valeur ajoutée des filières.
Économie des mobilités et des filières
- 1.1Cadrage macroéconomique des mobilités
- 1.2Contribution du transport au PIB
- 1.3Dépense de conso. des ménages en transport
- 1.4Coût total de possession (TCO) d’un véhicule
- 1.5Dépenses publiques transports : APUC et APUL
- 1.6Investissements publics en infrastructures de transport
- 1.7Fiscalité comparée des mobilités
- 1.8Recettes spécifiques et dépenses pour la route
- 1.9AFIT France
- 1.10Sociétés concessionnaires d’autoroutes
- 1.11Transports en commun en province et Versement Mobilité
- 1.12Économie de la livraison du dernier kilomètre
- 1.13Économie des nouvelles mobilités
- 1.14Externalités économiques des transports
- 1.15Emplois directs dans les transports
- 1.16Motorisation des ménages
- 1.17Déplacements quotidiens – enquêtes nationales
- 1.18Sources principales et statut des données
Cadrage macroéconomique des mobilités
L’analyse économique des mobilités s’inscrit dans un cadre macroéconomique dont quatre paramètres pèsent directement sur le marché du véhicule et les choix de mobilité des ménages : le PIB et son rythme de croissance, le pouvoir d’achat des ménages, le coût du financement (taux d’intérêt BCE qui détermine le coût des financements LLD/LOA, cf. chap 10), et l’inflation (qui module la part contrainte du budget transport). Cette section condense les ordres de grandeur de cadrage.
1.0 – Indicateurs macroéconomiques de cadrage France
| Libellé | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| PIB courant (Md€) | 2 232 | 2 292 | 2 355 | 2 432 | 2 318 | 2 508 | 2 654 | 2 827 | 2 920 | n.d. |
| PIB volume base 2020 (Md€) | 2 366 | 2 415 | 2 455 | 2 505 | 2 318 | 2 478 | 2 545 | 2 582 | 2 613 | 2 636 |
| Croissance PIB volume (%) | +0,9 % | +2,1 % | +1,6 % | +2,0 % | -7,4 % | +6,9 % | +2,7 % | +1,4 % | +1,2 % | +0,9 % |
| Population au 1/1 (M, France entière) | 66,7 | 66,9 | 67,0 | 67,0 | 67,3 | 67,7 | 68,1 | 68,3 | 68,4 | 68,6 |
| Inflation IPC (moyenne annuelle) | +0,2 % | +1,0 % | +1,8 % | +1,1 % | +0,5 % | +1,6 % | +5,2 % | +4,9 % | +2,0 % | +0,9 % |
Lecture mobilités
Trois mécanismes structurent le secteur des mobilités en 2024-2025 :
– La consommation des ménages stagne sous l’effet de l’inflation cumulée 2022-2023 (+10 % sur deux ans) : différé d’achat de véhicule neuf, montée du VO (cf. chap 10).
– Les taux directeurs BCE remontés à un niveau historiquement haut en 2023 renchérissent les financements LLD/LOA, principal canal d’achat des VN particuliers (~50 % des immatriculations, cf. chap 10).
– L’érosion structurelle de la TICPE – de l’ordre de 1 Md€/an perdu par million de VE supplémentaires (ordre de grandeur sectoriel) – pose la question de la substitution de cette ressource fiscale (cf. section 1.6).
Contribution du transport au PIB
La contribution du transport au PIB français est évaluée par la branche transports des comptes nationaux (donnant lieu à facturation), à laquelle s’ajoutent les transports pour compte propre des entreprises et des ménages, et les dépenses des administrations. La somme de ces composantes – qu’on désigne usuellement comme la « facture transports » – représente structurellement de l’ordre de 13 à 14 % du PIB français.

1.1 – Valeur ajoutée du transport dans l’économie (Md€ courants)
| Libellé | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| VA branche transports et entreposage | N.D. | N.D. | N.D. | 95,5 | 84,9 | 109,4 | 134,8 | 113,3 | 120,2 | n.d. |
| Compte propre entreprises (fret + voyageurs) | 23,1 | 23,8 | 25,1 | 25,5 | 25,0 | 25,9 | 28,9 | 29,8 | 30,7 | n.d. |
| Compte propre ménages (automobile) | 125,6 | 133,0 | 141,6 | 143,8 | 119,8 | 136,2 | 152,4 | 162,0 | 163,0 | n.d. |
| Dépenses des administrations (courant + invest.) | 63,1 | 67,6 | 69,1 | 74,8 | 75,3 | 78,7 | 81,5 | 86,8 | 91,5 | n.d. |
| VA totale du transport | n.d. | n.d. | n.d. | 339,6 | 305,0 | 350,2 | 397,6 | 391,9 | 405,4 | n.d. |
Les doubles comptes résiduels (part des transports facturés dans les dépenses automobiles des ménages, dépenses des administrations) sont probablement compensés par d’autres dépenses affectées de fait aux transports mais non comptabilisées comme telles (dépenses régaliennes de police de la circulation, déplacements professionnels intégrés dans les dépenses d’entreprises, externalités). À cet égard, la « facture transports » française approche structurellement les 20 % du PIB si l’on intègre les coûts indirects (santé, climat, congestion). Ce poids économique traduit la centralité de la mobilité dans le modèle économique français – mais aussi sa vulnérabilité aux chocs énergétiques, aux décisions fiscales (TICPE, ZFE) et aux ruptures technologiques (électrification, automatisation).
Dépense de consommation des ménages en transport
Les chiffres présentés ci-dessous portent uniquement sur les dépenses que les ménages consacrent à leurs propres déplacements. Ils ne représentent pas la part réelle des transports dans les dépenses des ménages, puisque la quasi-totalité des biens et services achetés intègrent dans leur prix de vente des coûts d’acheminement.
1.2 – Valeur ajoutée du transport dans l’économie (Md€ courants)
| Libellé | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Population au 1/1 (M, France entière) | 66,7 | 66,9 | 67,0 | 67,0 | 67,3 | 67,7 | 68,1 | 68,3 | 68,4 | 68,6 |
| Nombre de ménages (M) | 29,2 | 29,5 | 29,7 | 30,0 | 30,2 | 30,5 | 30,7 | 30,9 | 31,1 | n.d. |
| Dépense transport individuel (k€) | 4,3 | 4,6 | 4,8 | 4,9 | 4,0 | 4,5 | 5,1 | 5,3 | 5,3 | n.d. |
| dont achats véhicules (k€) | 1,3 | 1,3 | 1,4 | 1,4 | 1,2 | 1,1 | 1,1 | 1,3 | 1,3 | n.d. |
| dont utilisation (k€) | 2,8 | 2,9 | 3,2 | 3,2 | 2,6 | 3,1 | 3,6 | 3,7 | 3,7 | n.d. |
La part de la dépense des ménages en transports représente, par rapport à leur dépense de consommation finale, 12,9 % en 2023 et 12,7 % en 2024 (dépense de transport hors assurance rapportée à la consommation totale des ménages, source SDES base 2020). Cette stabilité apparente masque une recomposition silencieuse : les dépenses d’achat de véhicules neufs reculent (parc qui vieillit, prix moyens en hausse, recours croissant à la LLD/LOA qui transfère ces flux vers la consommation de services), tandis que les dépenses d’entretien et de pièces – donc l’aftermarket (cf. chap 9) – montent en puissance. Pour les ménages les plus modestes, la mobilité représente jusqu’à 18-20 % du budget, ce qui en fait l’un des postes les plus exposés aux tensions de pouvoir d’achat et aux décisions fiscales sur les carburants.
Coût total de possession (TCO) d’un véhicule
Le coût total de possession (TCO, Total Cost of Ownership) d’un véhicule mesure la dépense globale supportée par un ménage ou une entreprise sur la durée de détention, en intégrant l’achat (ou les loyers LLD/LOA), les carburants, l’entretien, les pneumatiques, l’assurance, le stationnement, les péages et la décote (différence entre prix d’achat et valeur de revente). Cet indicateur est le plus pertinent pour comparer entre eux les véhicules thermiques et électriques, dont les structures de coût diffèrent fortement.
1.3 – Structure indicative du TCO d’une VP (compacte, 15 000 km/an sur 5 ans – €/an)
| Libellé | VP thermique | VP électrique BEV | Note |
|---|---|---|---|
| Énergie (carburant / électricité) | ~1 600 | ~550 | Essence ~1 635 €, diesel ~1 526 € ; BEV ~540 € (85 % recharge domicile) |
| Entretien / pièces | ~700 | ~500 | BEV ~30 % en moins (chap 9) |
| Assurance | ~600 | ~680 | BEV : prime +10 à 15 % |
| Pneumatiques | ~250 | ~300 | BEV : usure plus rapide (masse) |
| Décote / valeur résiduelle (amort. annuel) | Élevée | Plus élevée | BEV : décote plus rapide |
Lecture qualitative
Trois enseignements convergents émergent des publications sectorielles 2024-2025 (ADEME, Mobilians/TCG, Argus) : (1) le TCO total d’un BEV se rapproche de celui d’une VP thermique équivalente, particulièrement avec bonus et fiscalité avantageuse ; (2) le différentiel se joue principalement sur la valeur résiduelle (décote BEV plus rapide), l’usure des pneumatiques et le coût des assurances ; (3) en milieu urbain avec ZFE, le BEV devient structurellement avantageux ; en milieu rural sans accès dédié à la recharge, le thermique peut rester plus compétitif.
Dépenses publiques pour les transports
Les administrations publiques françaises consacrent annuellement environ 30-32 Md€ aux transports en fonctionnement et investissement, répartis entre les administrations centrales (APUC pour Administrations publiques centrales : État, SNCF Réseau, CEA…) et locales (APUL pour Administrations Publiques Locales : régions, départements, communes et leurs groupements).
1.4 – Dépenses transport des administrations centrales – synthèse (Md€ courants TTC, hors charges de retraites)
| Libellé | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Fonctionnement total | 13,9 | 14,7 | 15,0 | 16,4 | 16,2 | 15,8 | 16,2 | 16,7 | 17,1 | n.d. |
| dont ferroviaire | 11,1 | 12,0 | 12,0 | 13,3 | 13,3 | 12,7 | 12,6 | 13,2 | 13,4 | n.d. |
| dont route | 0,5 | 0,4 | 0,6 | 0,7 | 0,6 | 0,6 | 1,0 | 0,7 | 0,7 | n.d. |
| dont TC urbain | 0,1 | 0,1 | 0,0 | 0,0 | 0,0 | 0,1 | 0,1 | 0,1 | 0,2 | n.d. |
| Investissement total | 7,1 | 8,2 | 7,2 | 7,6 | 7,4 | 8,3 | 8,3 | 7,4 | 8,1 | n.d. |
Sur la période 2019-2023 documentée au tableau 1.4, les administrations centrales ont dépensé en moyenne environ 10 fois plus pour le ferroviaire que pour la route, avec un ratio en repli de 12 (2019) à 9 (2023) sous l’effet de la hausse des dépenses routières. La part de l’investissement ferroviaire et des transports collectifs n’a cessé de progresser, signe d’un rééquilibrage modal en cours mais à un rythme insuffisant pour atteindre les objectifs de la SNBC (cf. chap 12).
Côté APUL, les régions, départements, communes et leurs groupements financent une part substantielle du réseau routier (départements et communes gestionnaires de voirie), de l’investissement dans les transports en commun urbains (autorités organisatrices de la mobilité), subventionnent près de 90 aéroports régionaux et participent à des projets nationaux par les contrats de plan État-Région. Sur les comptes 2023 (dernière année consolidée), les dépenses APUL pour les transports voyageurs et marchandises atteignent 33,6 Md€, en progression sensible par rapport à 2022 (+8,5 %), sous l’effet notamment de la dynamique des investissements en transports collectifs urbains.
Investissements publics en infrastructures de transport
1.5 – Investissements publics en infrastructures (Md€ courants)
| Libellé | 2019 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|
| Routes, autoroutes non concédées | 9,0 | 8,8 | 9,1 | 9,2 | 9,56 |
| Réseau ferroviaire hors IdF | 4,4 | 4,6 | 4,5 | 4,6 | 4,77 |
| dont LGV | 0,6 | 0,3 | 0,3 | 0,3 | 0,32 |
| Transports en commun urbains | 7,2 | 6,7 | 6,9 | 7,8 | 8,16 |
| dont Société des grands projets (SGP) | 2,4 | 2,6 | 2,9 | 3,5 | 4,9 |
En 2024, le total des investissements publics atteint 27,3 Md€ (+3,9 % vs 2023), soit 0,93 % du PIB. Cette dynamique concerne à la fois le réseau routier, le réseau ferré principal et les transports collectifs urbains. Le poids du ferroviaire et des transports collectifs dans l’investissement total a progressé de 7 points en dix ans, signe d’un rééquilibrage modal en cours. Mais ce volume reste insuffisant au regard des besoins identifiés : le Conseil d’orientation des infrastructures (COI) a chiffré à 5-7 Md€/an supplémentaires l’effort nécessaire pour respecter la trajectoire SNBC dans les transports. L’écart entre les engagements politiques et les moyens budgétaires effectifs constitue l’angle mort des feuilles de route climat-mobilités, dans un contexte où la trajectoire des finances publiques française (4,4 % de déficit en 2024) limite drastiquement les marges de manœuvre.
Fiscalité comparée des mobilités
La mobilité est traversée par un ensemble dense de dispositifs fiscaux qui interagissent : taxes sur les carburants (TICPE, TVA), taxes à l’achat (malus écologique), incitations à l’achat (bonus écologique, prime à la conversion, leasing social), fiscalité des entreprises (Taxe sur les Véhicules de Société, TVS), taxes locales (vignettes, péages), et plus récemment taxe sur l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance créée en 2024. Cette section donne une vue synthétique des grands postes de fiscalité-incitation qui structurent les choix individuels et collectifs de mobilité.
1.6 – Principaux dispositifs fiscaux des mobilités en France (synthèse)
| Libellé | Taux / barème | Recettes ou coût (Md€/an) | Note |
|---|---|---|---|
| TICPE essence | Variable selon zone | ~16 (recette) | Incluse au tableau 1.7 |
| TICPE gazole | Variable selon zone | ~17 (recette) | Incluse au tableau 1.7 |
| TVA carburants (20 %) | 20 % | ~10 (recette) | Sur HT + TICPE |
| Total recettes spéc. route 2024 | — | 52,3 | Cf. tableau 1.7 |
| Bonus écologique VE 2024 | Variable selon revenus | ~1,0 (coût) | Recentré sur ménages modestes |
Lecture stratégique
L’érosion structurelle de la TICPE – de l’ordre de 1 Md€/an perdu par million de véhicules électriques supplémentaires (ordre de grandeur sectoriel) – constitue l’un des grands enjeux silencieux de la transition énergétique. Aux rythmes actuels d’électrification du parc, le manque à gagner cumulé pourrait atteindre plusieurs milliards d’euros par an d’ici 2030. La question de la substitution de cette ressource fiscale (péage urbain, taxe kilométrique, fiscalité écologique élargie) est l’un des chantiers ouverts pour la décennie à venir, abordé dans le projet de SNBC-3.
Recettes spécifiques et dépenses pour la route
1.7 – Recettes et dépenses des administrations pour la route (Md€ courants)
| Libellé | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Recettes spécifiques | 48,5 | 47,3 | 49,0 | 49,4 | 49,6 | 52,3 |
| Dépenses totales | 15,0 | 14,1 | 14,9 | 15,6 | 15,0 | ~15,3 |
| dont investissement | 9,3 | 8,6 | 9,1 | 9,3 | 9,4 | ~9,6 |
| Ratio R/D | 3,2 | 3,4 | 3,3 | 3,2 | 3,3 | ~3,4 |
AFIT France
AFIT France est l’établissement public national qui finance, par son budget propre, les grands projets d’infrastructures de transport portés par l’État. Son budget est alimenté par un panier de ressources fiscales, dont la principale est l’affectation plafonnée d’une part du rendement de l’accise sur les énergies (ex-TICPE).
1.8 – Recettes et dépenses de l’AFIT France (Md€ courants)
| Libellé | 2019 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Recettes | 2,46 | 3,15 | 3,21 | 3,69 | 4,2 | ~3,7 |
| Dépenses | 2,46 | 3,05 | 3,32 | 3,59 | 4,34 | ~3,7 |
| dont routes | 0,95 | 0,99 | 1,06 | 1,23 | ~1,1 | n.d. |
| dont ferroviaire | 1,08 | 1,31 | 1,25 | 1,28 | ~1,67 | n.d. |
| dont TC urbain | 0,28 | 0,39 | 0,56 | 0,75 | ~0,7 | n.d. |
Le budget exécuté de l’AFIT France a atteint un niveau record en 2024 : 4,8 Md€ d’autorisations d’engagement (+37 % vs 2023) et 4,3 Md€ de crédits de paiement (+21 % vs 2023). La répartition des financements reste très majoritairement orientée vers le ferroviaire (51,3 % des autorisations d’engagement) et les routes (25,2 %, avec plus de 60 % consacrés à la modernisation). Pour 2025, le projet de budget prévisionnel s’établit à 3,7 Md€, en repli pour contribuer aux mesures d’économies budgétaires de l’État.
Sociétés concessionnaires d’autoroutes
À fin 2024, neuf sociétés privées (regroupées en trois grands groupes Vinci Autoroutes, APRR, Sanef) et deux sociétés à capital majoritairement public (SFTRF et ATMB) gèrent au total environ 9 310 km d’autoroutes et d’ouvrages à péage, et emploient près de 11 430 personnes.
1.9 – Sociétés concessionnaires d’autoroutes : synthèse (Md€ courants)
| Libellé | 2019 | 2021 | 2022 | 2023 | 2025 |
|---|---|---|---|---|---|
| CA HT | 11,2 | 10,9 | 11,6 | 12,3 | 12,8 |
| Charges courantes | 3,4 | 3,5 | 3,7 | 3,5 | 3,6 |
| Investissements | 1,1 | 1,5 | 1,6 | 1,1 | 1,1 |
| Encours emprunts | 32,8 | 34,3 | 33,1 | 31,2 | 31,3 |
| Effectifs (k) | 12,0 | 11,8 | 11,6 | 11,5 | 11,4 |
Le chiffre d’affaires des sociétés d’autoroutes est constitué quasi exclusivement de recettes commerciales : les péages (environ 97 % en 2024) et les recettes annexes provenant des sous-concessions. En 2024, le CA total atteint 12,8 Md€ HT, en hausse de +4,1 % par rapport à 2023, principalement sous l’effet de la hausse des tarifs de péage (+3,2 % en moyenne pour les véhicules légers). Le résultat net cumulé des SCA s’établit à 4,3 Md€ en 2024 (-3,4 % vs 2023, donnée non reproduite dans le tableau 1.9 ci-dessus), en raison de l’instauration de la nouvelle taxe sur l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance et de la hausse de l’impôt sur les sociétés. Les dividendes versés progressent toutefois de près de 9 % par rapport à 2023, atteignant 4,4 Md€ – un niveau record sur la décennie (non reproduite dans le tableau 1.9 ; source : synthèse ART des comptes des sociétés concessionnaires d’autoroutes 2024).
Transports en commun en province et Versement Mobilité
Le Versement Mobilité (VM, ex-versement transport) est un impôt destiné à financer les dépenses d’investissement et de fonctionnement des transports en commun. Il est dû par les employeurs employant 11 salariés et plus dans une zone où il a été instauré, et reversé à Île-de-France Mobilités en région parisienne et aux autorités organisatrices des transports urbains (AOTU) en province.
1.10 – Versement Mobilité (M€ courants)
| Libellé | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Ensemble | 8 073 | 8 628 | 8 921 | 9 268 | 9 042 | 9 642 | 10 567 | 11 389 | 12 231 | n.d. |
| Île-de-France | 3 969 | 4 352 | 4 535 | 4 645 | 4 624 | 4 864 | 5 309 | 5 656 | 6 182 | n.d. |
| Province | 4 103 | 4 276 | 4 386 | 4 623 | 4 418 | 4 778 | 5 258 | 5 733 | 6 049 | n.d. |
La loi de finances pour 2025 a en outre instauré un Versement Mobilité Régional et Rural (VMRR), au taux maximal de 0,15 %, applicable hors Île-de-France ; plusieurs régions (Occitanie, Centre-Val de Loire, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne, Nouvelle-Aquitaine) l’ont progressivement mis en œuvre à partir du 1er janvier 2026.
Économie des TC de province
Selon les enquêtes annuelles de l’Union des Transports Publics (UTP), une divergence croissante s’observe depuis vingt ans entre, d’une part, l’offre de transport (mesurée par la longueur des lignes, les effectifs des compagnies de transport et les dépenses de fonctionnement), et, d’autre part, la demande de transport (mesurée par le nombre de voyages effectués par les usagers et les recettes commerciales). Le taux de couverture des dépenses d’exploitation par les recettes commerciales, qui était de 53 % en 1994, n’atteignait plus que 24 % en 2020. Cette dégradation tient non seulement à l’effet temporaire de la crise sanitaire, mais surtout à l’extension progressive des périmètres desservis vers des secteurs périurbains de plus en plus diffus, donc moins adaptés à un transport collectif performant. Selon l’UTP, la population desservie par les TC de province est passée de 15 millions d’habitants en 1994 à 21,2 millions en 2020. Les dépenses d’investissements et les déficits d’exploitation sont essentiellement financés par le Versement Mobilité.
Économie de la livraison du dernier kilomètre
La livraison du dernier kilomètre – c’est-à-dire le segment final entre l’entrepôt logistique et le destinataire (particulier ou professionnel) – est devenue en quinze ans l’un des sujets structurants des mobilités urbaines, sous l’effet conjugué de l’essor du e-commerce et de la concentration urbaine. Ce segment est particulièrement coûteux par unité livrée, car il combine arrêts multiples, trafic dense et faible taux de remplissage. Il représente une part disproportionnée des émissions, des kilomètres parcourus et des coûts de la chaîne logistique urbaine.
Acteurs structurants en France : La Poste/Colissimo et Chronopost (filiale du Groupe La Poste) ; Mondial Relay (Groupe Otto/Hermes) ; DPD France (Geopost) ; GLS France ; Geodis ; Amazon Logistics ; UPS ; FedEx ; ColisPrivé. Le marché est marqué depuis 2020 par la consolidation des acteurs et par le déploiement de réseaux de points relais et de consignes automatiques (Amazon Lockers, Pickup) qui modifient progressivement la géographie de la livraison.
1.11 – Indicateurs structurants du dernier kilomètre en France
| Libellé | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Volume de colis livrés en France (par an, 2024) | ~1,5 milliard | Min. Économie / FEVAD |
| dont colis < 150 € (plateformes étrangères) | ~800 millions | Min. Économie 2024 |
| CA e-commerce France 2024 | 175,3 Md€ (+9,6 %) | FEVAD |
| dont ventes de produits | 66,9 Md€ (+6 %) | FEVAD |
| Part de l’e-commerce dans le commerce de détail | 11 % (2024) | FEVAD |
Lecture économique
L’effet du e-commerce sur le parc VUL et sur la circulation urbaine est documenté dans le chap 7 (parc VUL en croissance régulière, +20 % de colis livrés en quatre ans selon les ordres de grandeur sectoriels) et dans le chap 5 (flux et circulation urbaine). La transition vers les VUL électriques – soutenue par la TVS, par les ZFE et par les engagements RSE des grands chargeurs (Carrefour, La Poste, Geodis) – constitue le principal vecteur de modernisation du parc utilitaire urbain. Cf. également chap 12 sur les émissions associées.
Économie des nouvelles mobilités – synthèse
Cette section synthétique introduit les ordres de grandeur économiques des nouvelles mobilités – VTC, taxis, covoiturage, autopartage, MaaS, vélos en libre-service. Le développement détaillé est consacré au chapitre 6 (Nouvelles mobilités et MaaS).
1.12 – Ordres de grandeur des nouvelles mobilités en France
| Libellé | Indicateur | Valeur | Source |
|---|---|---|---|
| Covoiturage longue distance | Voyageurs / an France | ~25 M (BlaBlaCar) | BlaBlaCar (publié) |
| Covoiturage domicile-travail | Forfait État jusqu’à 100 € | Soutien public 2023-2024 | Communications gouvernementales |
| VTC / taxis | Chauffeurs VTC actifs (2024) | ~71 300 (+27 %/an) | SDES / ONT3P |
| VTC / taxis | Courses VTC réalisées (2024) | > 100 M (+16 %/an) | SDES / ONT3P |
| Autopartage | Véhicules en autopartage France (1/1/2025) | 13 862 (+3,7 %) ; ~1 M abonnés | Baromètre national AAA / LAET / ADEME |
Lecture économique
L’agrégation des nouvelles mobilités représente, à l’échelle française, un marché de plusieurs milliards d’euros et plusieurs dizaines de millions de voyageurs annuels. Mais ce poids reste très inférieur à celui des modes traditionnels (le covoiturage longue distance pèse ainsi de l’ordre de 1 % des voyageurs intérieurs en France). L’enjeu structurel des nouvelles mobilités n’est donc pas leur volume actuel mais leur effet de substitution potentiel : remplacer une partie des trajets en voiture individuelle (covoiturage), désaturer les centres-villes (vélo, MaaS), et rendre la voiture optionnelle pour une part croissante des ménages urbains (autopartage, VTC).
Externalités économiques des transports
Les externalités économiques des transports – c’est-à-dire les coûts non payés par les usagers mais supportés par la collectivité – couvrent six grandes catégories : pollution atmosphérique (santé), gaz à effet de serre (climat), bruit, congestion (temps perdu et productivité), accidents (au-delà de l’assurance) et imperméabilisation des sols. À l’échelle européenne, plusieurs études OCDE/ITF, AEE et Commission européenne convergent sur un ordre de grandeur cumulé compris entre 6 et 8 % du PIB de l’UE pour les externalités totales des transports. Cette section structure le sujet et renvoie aux références publiées.
1.13 – Catégories d’externalités des transports
| Libellé | Indicateur de référence | Source | Cf. chap |
|---|---|---|---|
| Émissions GES (climat) | Mt CO2e annuelles | CITEPA Secten | 11 |
| Pollution atmo. (santé) | NOx, PM, O3 | CITEPA, Santé publique France | 11 |
| Bruit | Coût social ~147 Md€/an (dont transports 97,8) | ADEME/CNB (2021) | — |
| Congestion | Paris 97 h/cond. (2024) ; ~29 Md€/an (2023) | INRIX 2024 ; Forum Vies Mobiles/LAET 2023 | 5 |
| Accidents | Coût économique annuel | ONISR (~50 Md€) | 13 |

Chiffrage de la congestion et du bruit
Ces deux composantes peuvent être éclairées par des estimations récentes, à manier avec prudence car les périmètres et les méthodes diffèrent. Congestion : l’INRIX Global Traffic Scorecard 2024 (publié en janvier 2025) évalue à 97 heures par conducteur le temps perdu dans les encombrements à Paris, n°2 mondial (cf. chap 5.7 pour le détail par métropole) ; le coût économique annuel de la congestion routière en France n’est pas publié de façon consolidée à une date récente, les estimations disponibles s’échelonnant d’environ 29 Md€/an (Forum Vies Mobiles/LAET, données 2023, d’après le Handbook des coûts externes de la Commission européenne 2019) à un ordre de grandeur historique de 17-22 Md€/an (INRIX/CEBR, estimation 2013 projetée à 2030). Bruit : l’étude ADEME / Conseil national du bruit publiée en 2021 chiffre le coût social du bruit en France à environ 147 Md€/an, dont 66,5 % (soit 97,8 Md€/an) imputables aux transports – principalement le bruit routier (54,8 % du coût total), devant le ferroviaire (7,6 %) et l’aérien (4,1 %) ; cette évaluation agrège toutefois des coûts de nature très différente (effets sanitaires, qui en représentent l’essentiel – 86 % du total —, pertes de productivité, dépréciation immobilière). Ces ordres de grandeur ne sont pas additionnables entre eux, ni avec les autres externalités (pollution, climat, accidents), faute de méthodes de valorisation homogènes.
Lecture pour le débat public
L’intégration des externalités dans les comptes nationaux – au-delà de la simple production marchande – fait débat depuis trente ans. Les économistes du transport (Nef-CGDD, OCDE/ITF) ont popularisé l’idée que la « facture transports » française dépasse 20 % du PIB lorsqu’on intègre les coûts indirects (santé, climat, congestion, bruit). Cette grandeur n’est pas additionnable directement aux 13,3 % de VA marchande (chap 1.1), car elle relève d’une comptabilité différente, mais elle éclaire les arbitrages des politiques publiques (péage urbain, ZFE, taxe carbone, normes Euro 7) qui visent précisément à intégrer les externalités dans les signaux-prix.
Emplois directs dans les transports
1.14 – Emplois directs dans les transports – synthèse (milliers, hors intérim)
| Libellé | 2019 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|
| Transport ferroviaire | 99 | 91 | 92 | 95 | ~96 |
| Transport urbain et routier voyageurs | 302 | 303 | 310 | 322 | ~328 |
| Transports routiers de marchandises | 422 | 455 | 457 | 455 | ~454 |
| Transports maritime et fluvial | 27 | 26 | 27 | 28 | ~28 |
| Transport aérien | 63 | 57 | 58 | 60 | ~61 |
Motorisation des ménages
1.15 – Équipement des ménages en automobiles (% des ménages)
En Île-de-France : 64,8 % des ménages possèdent au moins une voiture
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| Libellé | Ménages en 2018 (SRCV) | Ménages en 2022 (recensement) |
|---|---|---|
| Aucune voiture | 16 % | 18,8 % |
| 1 seule voiture | 48 % | |
| 2 voitures ou plus | 36 % | |
| Au moins 1 voiture | 81,2 % |
Selon le recensement de la population 2022 (dernier millésime diffusé), 81,2 % des ménages disposent d’au moins une voiture (concept « voitures à disposition, hors usage exclusivement professionnel »). La motorisation reste très élevée en milieu rural non périurbain (de l’ordre de 91 %) et décroît à mesure que la densité augmente, pour tomber à 64,8 % en Île-de-France et plus bas encore dans Paris intra-muros. Cette polarisation territoriale est l’une des plus fortes d’Europe et structure profondément le débat des mobilités : pour les ménages des zones peu denses, la voiture reste un quasi-bien essentiel sans alternative crédible, ce qui rend politiquement explosives les hausses du prix des carburants (gilets jaunes 2018) et les contraintes ZFE. À l’inverse, dans les centres-villes, la part des ménages non motorisés progresse depuis cinq ans, soutenue par l’essor du vélo, des transports collectifs et de l’autopartage.
Déplacements quotidiens – enquêtes nationales
Les déplacements de personnes en France métropolitaine sont connus grâce à des enquêtes nationales réalisées périodiquement, tous les 10 à 15 ans, par l’INSEE, l’IFSTTAR et le SDES. Quatre enquêtes ont été menées en 1982, 1994, 2008 et 2019. La prochaine enquête nationale Mobilité des Personnes (ENMP, ex-ENTD) est en cours de production par le SDES ; ses résultats sont attendus à l’horizon 2026-2027 et permettront de mesurer les éventuelles évolutions post-Covid (essor du télétravail, mutation des pratiques de mobilité).
1.16 – Déplacements quotidiens – synthèse historique
| Libellé | 1982 | 1994 | 2008 | 2019 |
|---|---|---|---|---|
| Population 6 ans + (M) | 49,0 | 53,1 | 56,2 | 59,5 |
| Déplacements / pers. / jour | 3,34 | 3,16 | 3,15 | 3,04 |
| dont mécanisés | 2,20 | 2,42 | 2,44 | 2,32 |
| Distance moyenne (km/jour) | 17,4 | 23,1 | 25,2 | 26,5 |
| Temps moyen quotidien (min) | 54,8 | 54,7 | 56,4 | 61,9 |

Les principaux enseignements de ces enquêtes sont relativement stables depuis trente ans. Le nombre de déplacements par personne décroît légèrement (de 3,3 à 3,0 par jour ouvrable, dont 2,3 mécanisés). La répartition modale, tant en nombre de déplacements qu’en distances parcourues, évolue peu. La répartition entre les motifs de déplacement n’évolue pratiquement plus et confirme la position durablement minoritaire des déplacements domicile-travail (entre 17 % et 21 %). La voiture reste largement majoritaire.
Sur quarante ans, les portées moyennes ont augmenté pour tous les modes mécanisés (voiture +45 %, deux-roues +120 %), tandis que les vitesses moyennes restent quasi stables, sauf pour les deux-roues qui ont progressé de l’ordre de +45 %. Les durées moyennes par déplacement augmentent en parallèle, traduisant une mobilité géographiquement plus étendue mais soumise à des contraintes de circulation comparables. Les fiches graphiques détaillées (FIGURES 2.21 à 2.25) sont conservées dans le fichier d’annexes graphiques.
Sources principales et statut des données
- SDES – Bilan annuel des transports 2024 (novembre 2025) ; Chiffres clés des transports édition 2026 (avril 2026).
- INSEE – Comptes nationaux base 2020 ; enquête SRCV.
- Autorité de régulation des transports (ART) – synthèse comptes des sociétés concessionnaires d’autoroutes 2024.
- AFITF – rapport d’activité 2024.
- URSSAF / Île-de-France Mobilités – Versement Mobilité.
- Union des Transports Publics (UTP) – enquêtes annuelles TC province.
- DGFiP – comptes administrations locales.
- Kantar TNS Parc Auto pour la PFA – équipement automobile des ménages.
- ADEME – référentiel coûts d’usage des véhicules (TCO).
- FEVAD, ARCEP – e-commerce et livraison du dernier kilomètre.
- OCDE/ITF, AEE, Commission européenne – externalités des transports.
Sections nouvelles – précautions
Cinq sections (1.3 TCO, 1.6 fiscalité comparée, 1.11 dernier kilomètre, 1.12 nouvelles mobilités, 1.13 externalités) reposent sur des ordres de grandeur sectoriels issus de sources publiques nommées (ADEME, FEVAD, ARCEP, OCDE/ITF, CGEDD). Ces valeurs sont indicatives, dépendantes des hypothèses retenues, et signalées comme telles dans le corps du chapitre.
Périmètres et continuité
Le passage en base 2020 des comptes nationaux INSEE en mai 2024 a entraîné une révision rétrospective des séries de valeur ajoutée, de PIB et de consommation des ménages sur 1949-2023. Les transferts de personnel SNCF Réseau en 2015 ont créé une rupture sur les séries d’emplois transport ferroviaire / auxiliaires.
Lien avec les autres chapitres
[→ chap 4] Industrie et emploi : déclinaison de la filière auto (constructeurs + équipementiers, ~400 000 emplois) et plans sociaux 2024-2025.
[→ chap 6] Nouvelles mobilités, MaaS et mobilité partagée : développement complet du marché VTC, covoiturage, autopartage, vélos LIB.
[→ chap 7] Parc : motorisation et taux d’équipement, géographie du parc.
[→ chap 11] Énergie : prix carburants, fiscalité TICPE, IRVE.
[→ chap 13] Sécurité routière : coût économique de l’insécurité (~50 Md€/an, ONISR).
[→ chap 9] After-market : économie de la maintenance et des pièces (38,5 Md€ marché VL France).

Statut des données
La quasi-totalité des valeurs 2024 présentées dans ce chapitre sont CONFIRMÉES sur la base des publications officielles parues en 2025-T1 2026. Les valeurs 2025 marquées « n.d. » correspondent à des données non encore consolidées à la date de publication (mai 2026), pour les raisons de calendrier de publication propre à chaque organisme : comptes nationaux annuels INSEE attendus fin mai 2026, Bilan annuel des transports SDES attendu fin 2026, synthèse ART attendue T1 2027, Versement Mobilité publié progressivement par l’URSSAF avec ~6-12 mois de décalage. Les enquêtes UTP et Kantar TNS ont des délais de publication plus longs (~2 ans).
Les indicateurs rattachés à la thématique
Valeur, période, statut et producteur pour chaque indicateur.
| Indicateur | Valeur | Période | Type |
|---|---|---|---|
| Population — France entière | 68,6 millions | 1er janvier 2025 | Stock |
